MARS 2020
Nous sommes le 4 mars 2020. Le grand amphithéâtre du campus de Cergy affiche complet. Les Mardis de l'ESSEC, célèbre association étudiante de l'école, reçoit François Hollande, ancien président de la République. Ce sera l'un des derniers grands évènements organisés au sein de l'école, avant un long moment...
Quatre campus fermés
Quelques jours plus tard, les campus de l'école en Europe, Afrique et Asie ferment successivement, suite aux mesures prises par les autorités respectives pour faire face à la pandémie de la Covid-19.
Rapidement, l’ESSEC s’est mise en ordre de marche pour continuer son activité, en dispensant son enseignement en 100% distanciel pour répondre aux consignes des autorités sanitaires, sur tous les continents. Dès le 13 mars, un Comité Exécutif record de 12 heures réunit l'équipe dirigeante de l'école pour coordonner les actions sur tous les campus, et préparer le passage au 100% distanciel.
Les équipes de l’école disposaient déjà d’une expérience forte dans ce type d'enseignement. L'ESSEC a ainsi déjà produit ces dernières années plus d'une quarantaine de MOOCs (Massive Open Online Course) et de SPOCs (Small Private Online Course) grâce aux professeurs, ingénieurs pédagogiques et aux infrastructures disponibles sur les campus.
Par ailleurs, les créations en 2019 du cinquième campus de l’ESSEC, le campus numérique augmenté, et du Deck, la classe virtuelle de l'ESSEC, sont venues renforcer cette expertise dans l'enseignement digital à distance.
Il a fallu désormais développer ces bonnes pratiques à une échelle beaucoup plus importante. Une cellule de crise dédiée est également mise en place pour la mise en œuvre des préconisations sanitaires et la coordination au niveau du groupe sur ces sujets, ainsi que l'équipement des campus en matériel sanitaire.
Une communauté soudée
Des étudiants aux Alumni, en passant par les participants en formation continue ou les entrepreneurs ESSEC, la communauté de l’école s’est fortement mobilisée pour adapter son action, surmonter les difficultés ou apporter de l’aide durant ce premier confinement. Certains choisissent de s'engager auprès d'associations, d'autres lèvent des fonds ou trouvent du matériel pour les soignants.
Les étudiants ont également tout fait pour maintenir le lien et proposer des activités pendant ce confinement. Le rôle des associations a ainsi été déterminant pour rompre la monotonie et l'isolement.
Article publié le 5 mai 2020
“On a voulu se sentir utiles”
Paul Vanthuyne et Paul Vendroux, étudiants du Global BBA de l’ESSEC, ont choisi de s’investir dans la lutte contre la Covid-19, en rejoignant les bénévoles de la Croix-Rouge à Pontoise. Une expérience d’un mois riche et intense.
“Nous n’avons pas eu l’impression d’avoir à faire un effort. On ne pouvait simplement pas rester chez nous sans s’engager, à ne rien faire.” Paul Vendroux, 20 ans, et Paul Vanthuyne, 19 ans, sont étudiants du Global BBA de l’ESSEC. Le 17 mars à midi, ils se retrouvent confinés, comme l’ensemble de la population française. Les deux amis choisissent alors rapidement de s’engager. “L’administration de l’ESSEC nous a demandé de rester chez nous, raconte Paul Vanthuyne. Puis, elle nous a suggéré d’aider, à notre échelle. On a voulu se sentir utiles.” “Mon père et mon frère ont été touchés par la Covid-19, complète Paul Vendroux. Je ne pouvais pas rentrer chez moi, et rapidement, j’ai senti qu’il fallait que je me rende utile.”
Les deux amis appellent la mairie de Cergy, qui les renvoie rapidement vers la ville de Pontoise. Un centre de diagnostic spécial Covid vient d’ouvrir le 31 mars à Pontoise, géré par un collectif de médecins, la ville de Pontoise et la Croix-Rouge. Ils entament les démarches, et dès le 1er avril, ils intègrent ce dispositif, en tant que bénévoles. De 9h à 19h, six jours sur sept, ils vont participer activement à la vie de ce centre. “Nous avions deux missions principales : aider à la gestion de la hotline téléphonique mise en place pour désengorger la médecine générale et le SAMU, et aider à gérer les aspects logistiques du centre de consultation, détaillent les deux amis. Nous prenions toutes les informations utiles des patients au téléphone, pour faciliter la prise de décisions des médecins sur place. Puis nous gérions les stocks de matériels, comme les masques ou les blouses en gardant un inventaire très strict."
“On a vraiment été projeté dans la réalité de la crise”
La première quinzaine d’avril est très intensive, alors que l’épidémie bat son plein dans le Val d’Oise. Au téléphone, les deux étudiants enchaînent les coups de fil. “Au plus fort de la crise, on a reçu plus de 160 appels en une journée, expliquent-ils. Nous avions construit un arbre de réponses, grâce aux médecins et aux bénévoles. On a vraiment été projeté dans la réalité de la crise, avec des cas très complexes. Mais c’est toujours le médecin qui prenait la décision finale.” Les deux bénévoles consignent les échanges, sous le sceau du secret médical, pour assurer un suivi des patients.
Face à l’épidémie, l’équipe du centre se serre les coudes. Et les habitants et commerçants du territoire manifestent leur soutien. “On s’est vraiment sentis considérés par l’équipe. Et on a reçu beaucoup de dons de matériel. Des Pontoisiens qui, spontanément, venaient nous donner des masques. L’hypermarché du coin nous fournissait des repas. Un soir, un pizzaïolo nous a ramené une vingtaine de pizza. On a senti l'entraide, la solidarité.” Dans les derniers jours de leur mission, les deux amis vont un peu plus loins dans leur engagement en participant à la remise de tickets alimentaires, dans un camp de Roms du territoire.
“Si c’était à refaire, je le referais sans hésitation”
Depuis le 25 avril, le centre de diagnostic a fermé ses portes, grâce à la baisse générale du nombre de cas. “On tire beaucoup de positif de cette expérience, s’enthousiasme Paul Vendroux. On a vu la réalité des choses, et si c’était à refaire, je le referais sans hésitation. La Croix-Rouge, c’est bien plus que tout ce que nous pouvons imaginer. On a été bluffés par l’engagement de ceux qui travaillent au quotidien dans ces structures.” Un point de vue partagé par Paul Vanthuyne : “A l’avenir, je rechercherai beaucoup plus à occuper mon temps libre en le donnant aux autres, pour l’intérêt général.” Ils pourront valoriser cette engagement à l’ESSEC, dans le cadre de l’expérience terrain, un stage obligatoire de quatre semaines dans le domaine social ou sanitaire. “On a pu toucher aux deux domaines, se réjouissent-ils. Et on restera marqués toute notre vie par le message que nous a transmis Louis, le président de La Croix-Rouge des Portes du Vexin : «On pourra toujours utiliser ce que vous avez à nous offrir.»"
Article publié le 27 avril 2020
Digital Campus Life Project : le BDE Malibu garde le contact
Après l’innovation pédagogique de l’école pendant le confinement, c’est au tour des étudiants de l’ESSEC d’innover : avec le “Digital Campus Life Project”, le BDE Malibu permet aux étudiants de réactiver la vie associative.
Qu’est-ce que le Digital Campus Life Project?
Le Digital Campus Life Project est une initiative du BDE (Bureau des étudiants) Malibu pour aider les étudiants à garder le contact depuis chez eux. Comme la plupart d'entre nous sommes isolés, l'ennui nous guette et nous avons pensé que c’était le moment idéal pour acquérir et transmettre à notre communauté de nouvelles compétences et de nouveaux savoirs. Ce projet vise à donner aux étudiants les moyens de mettre en valeur leurs compétences et maintenir le lien social. De plus, nous trouvions important de créer et promouvoir des espaces d’échange, ce qui va dans le sens des valeurs d’engagement si chères à l’ESSEC. Ce projet permet aussi de relancer la vie associative, étant donné que la plupart des projets associatifs pour le troisième trimestre de l’année ont été annulés.
Quelles sont vos motivations principales ?
Le confinement nous a permis de réfléchir au temps libre supplémentaire dont nous disposons et ce que nous voulons en faire. Nous avons décidé de profiter de ce moment pour développer de nouvelles compétences. Nous voulions de plus garder cette initiative entièrement gratuite, pour tous, à n’importe quelle étape du projet.
A qui s’adresse-t-il?
Le projet était initialement destiné à tous les étudiants de tous les programmes sans exception, BBA, GE, MS, IMHI, mais nous sommes également ouverts aux membres du personnel qui seraient intéressés par cette initiative.
Quels contenus ou services prévoyez-vous?
Nous avons proposé aux étudiants d’échanger des cours de langues, d’utilisation de logiciels, des cours de cuisine et de codage, en laissant ouverte la possibilité d’ajouter de nouveaux cours. Par exemple, l’association ESSEC- Moi l'Histoire va donner une conférence sur l'introduction à l'histoire du genre, ESSEC RMX un cours de DJing par Paul et un atelier deRésolution de Rubik’s Cube avec le champion national indien Hari Anirudh Swaminathan. Le Bureau des Arts de l'ESSEC prévoit aussi d'organiser une conférence sur l’histoire de l'art avec le Louvre.
Un corps professoral mobilisé
Le passage en 100% distanciel, puis en enseignement hybride plus tard, oblige les professeurs et chargés de cours à repenser leur méthodologie d’enseignement en s’appuyant sur le cours à distance. Comment enseigner en étant physiquement absent ? Quels outils utiliser et comment les apprivoiser ? Comment maintenir l’attention de son auditoire ? Autant de questions auxquelles il a fallu répondre dans des temps records.
Il s'agit alors aux professeurs et intervenants de repenser leur enseignement, pour ne pas dégrader l’expérience, mais au contraire l’adapter à un public physiquement absent. Fortes de leur expérience, les équipes du K-lab (Knowledge Lab) et de l’Innovation, qui accompagnent la communauté ESSEC sur la digitalisation des pratiques pédagogiques, ont collaboré avec le Décanat pour mettre en place un site internet, très complet pour accompagner les professeurs et intervenants. Des réunions d’information et des canaux de communication ont également permis d’échanger des bonnes pratiques et de répondre aux questionnements du corps professoral.
Article publié le 8 avril 2020
“Le digital pousse à se réinventer !”
Engagée dans la pédagogie des classes inversées depuis 2013, Florence Cavelius doit composer depuis la fermeture des campus de l’ESSEC avec un enseignement désormais 100% distanciel. Professeur du Département Comptabilité-Contrôle de Gestion et Directrice académique du programme de formation continue MGO (Management & Gestion des organisations), elle témoigne de cette expérience différente, qui la pousse à se réinventer.
Qu’est-ce que cela change pour vous au quotidien ?
En tant que professeur, cela vous oblige à anticiper et préparer vos sessions d’enseignement beaucoup plus en amont qu’en présentiel. Il faut bien informer ses étudiants ou ses participants sur l’organisation du cours ou de la journée. Il faut aussi revoir son cours en profondeur, surtout si le cours n’est pas en pédagogie inversée, et cadencer les séquences, alterner les activités. Vous ne pouvez pas vous permettre de donner 2h30 d’enseignement uniquement descendant. Face à un écran, vous êtes beaucoup plus statique, vous ne captez pas le regard des participants ou étudiants et vous risquez de perdre inexorablement votre audience. Il faut absolument créer de la dynamique.
En tant que directrice de programme, cela nous pousse à revoir l’ensemble de nos processus et à échanger énormément. Il faut tranquilliser les participants, les professeurs et les intervenants, bien préparer les modalités d’évaluation, les cours. Il y a là aussi énormément de travail en amont avec les chargées de programme, pour que tout soit en place.
Comment s’organise une session de cours pour vous désormais ?
J’essaye de découper mon cours en séquences thématiques de 20 minutes, pas plus, que j’alterne avec des activités, comme des exercices individuels, des lectures, des témoignages en plénière ou du travail en groupe par exemple. L’outil Zoom nous permet d’organiser les étudiants ou participants en sous-groupes de 4 ou 5. En tant qu’animateur, on peut passer de salle en salle discuter avec chaque groupe, avant de leur demander de restituer leur travail en plénière. C’est presque plus performant qu’en présentiel, où nous n’avons pas toujours des locaux appropriés à cette pédagogie par l’expérience.
Le travail de groupe à distance demande aussi de revoir les questions posées dans les cas, afin que chacun ait un rôle ou une mission pour donner un debrief plus riche où chaque groupe participe. En présentiel, la discussion en plénière est plus facile.
Autre exemple : j’ai mis en place des petits quiz. Je donne 20 minutes de cours, puis je leur demande de répondre à un QCM préalablement créé sur le site du cours. Je peux ensuite projeter les statistiques des réponses, pour voir immédiatement ce qui a été assimilé ou pas et qui amène à donner des précisions. Ce type d’exercice, je ne le faisais pas en présentiel. Ces petits quiz sont moins nécessaires en présentiel car on voit si la salle suit, mais on pourrait tout à fait imaginer d’utiliser de tels outils de façon plus systématique en présentiel. Le digital pousse à se réinventer !
Comment s’adaptent les étudiants en formation initiale et les participants en formation continue ?
Selon le public, il y a des difficultés différentes à surmonter. Les étudiants sont très à l’aise avec le digital, mais ils ont parfois plus de mal à rester concentrés. A l’inverse, les participants vont parfois avoir plus de mal à maîtriser les outils numériques, mais ils peuvent maintenir leur attention plus longuement. Et ce n’est pas évident, car ils ont souvent un entourage familial confiné à gérer. C’est pour ça qu’il faut d’autant plus les accompagner. Et globalement, ils sont tous très contents du maintien des cours et de leur formation.
Des services mobilisés et agiles
Les plus de 600 collaborateurs de l'ESSEC, sur 4 campus, ont dû s'adapter très vite pour assurer la continuité des services, malgré une situation très complexe.
Certains services, comme le courrier, la logistique, l'entretien ou la sécurité ne pouvant travailler à distance, des aménagements ont été effectués pour assurer leur sûreté au quotidien. C'est la priorité de l'école depuis le début de la pandémie : assurer la sécurité de toute la communauté ESSEC, tout en permettant à l'école de jouer son rôle, à savoir former les leaders de demain.
Pour ceux qui pouvaient recourir au télétravail, la culture digitale de l'école a permis de mettre en place très rapidement des processus permettant de travailler à distance, conformément aux recommandations des différentes autorités sanitaires, tout en maintenant le lien avec les étudiants et participants en formation continue.
Des dispositifs RH autour du bien-être sont mis en place, et une charte du télétravail est instaurée pour s’assurer que chacun aie le droit à la déconnexion et ainsi garder un équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle.
Pour que les membres de la communauté restent connectés les uns aux autres, une vidéo est enregistrée chaque semaine pendant le premier confinement à partir du 27 mars, par le directeur général, Vincenzo Vinzi, depuis son domicile. Elles sont envoyées chaque vendredi à l’ensemble de la communauté, en français et en anglais. Ces vidéos hebdomadaires ont pour objectif de maintenir du lien en donnant du sens autour de notre raison d’être d’institution d’enseignement supérieur et de recherche.
"En mars 2020, Nous avions 600 étudiants en stage, dont 50% à l'étranger"
Claire Tagand Battard, directrice du Career Services de l'ESSEC, a relevé avec ses 26 collaborateurs le défi du distanciel pour continuer à accompagner les étudiants et leur permettre de préparer leur future carrière professionnelle, via un accompagnement personnalisé. Pour l’ensemble des services administratifs de l'ESSEC, et malgré l'impossibilité pour la majorité de la communauté ESSEC de se rendre sur les campus, la priorité a été de maintenir le lien avec les étudiants et participants de l'école.
Comment avez-vous vécu le début de la crise, à la mi-mars 2020 ?
On a senti le vent tourner très tôt. Nous avions préparé l'équipe du Career Services avec du matériel informatique, pour parer à toute éventualité. Puis lors du passage à distance, du jour au lendemain, on s'est mis en cellule de crise, pour gérer les problématiques très concrètes. Par exemple, nous avions 600 étudiants en stage, dont 50% à l'étranger. Il a fallu très rapidement les contacter, s'enquérir de leur situation, voir ce que nous pouvions faire pour eux, si nous pouvions les aider, le cas échéant les mettre en relation avec les autorités pour les rapatrier. On les a tous sollicités un par un, en mobilisant l'ensemble des partenaires de l’école, les services des études et ESSEC Alumni.
Qu'est-ce que cela a changé pour vous au quotidien ?
Le Career Services est composé de trois pôles : le pôle accompagnement carrière, qui aide les étudiants à préparer leur projet professionnel et à le mettre en oeuvre, le pôle expérientiel, qui gère leurs expériences professionnelles et le pôle Recrut'events, qui facilite la mise en relation des étudiants et des entreprises. Chacun de ces pôles organise des activités ainsi que des entretiens, des rendez-vous, des évènements avec les étudiants en physique. Il a donc fallu tout digitaliser au plus vite ! A titre d'exemple, un module carrière pour les étudiants du Global BBA avait lieu très peu de temps après le confinement. En quelques jours, nous avons tout réorganisé pour rendre cet évènement possible à distance, via la diffusion de vidéos. L’expérience GoingPro, qui permet chaque année à des managers expérimentés d'inviter des élèves de l’ESSEC à les suivre au quotidien dans leur travail pendant quatre jours, a également été digitalisée.
Il a fallu se réadapter constamment, proposer de nouveaux formats, innover en toutes circonstances. Il y a un aspect positif à toute cette situation : cela nous a permis de continuer à améliorer nos services, et nous a donné de nouvelles idées pour la suite. Cette période a été extraordinaire pour démontrer l'engagement de chacune et chacun au quotidien. Les équipes ont fait preuve d'adaptabilité, d'entraide, de mobilisation. Cela m'a rendu très admirative.
La question de l'emploi est très présente pour ces générations qui s'apprêtent à entrer sur le marché du travail dans ce contexte compliqué. Comment maintenir le lien entre les entreprises et les étudiants ?
Nous avons utilisé principalement des plateformes virtuelles, permettant aux étudiants et entreprises d'échanger. Nous avons pu finalement en organiser autant, sinon plus qu'en temps normal. Et nous n'avons absolument pas constaté de démobilisation des étudiants, bien au contraire ! Nous avons observé une augmentation de 50% du nombre d'étudiants présents aux évènements d'entreprise, interventions d’experts, d’anciens ou encore d’ambassadeurs. En janvier 2021, nous avons organisé 440 rendez-vous individuels avec eux pour les accompagner, contre 216 en janvier 2020. Cela démontre que face à ce contexte, ils sont plus que jamais vigilants à être bien préparés aux opportunités du marché.
JUIN 2020
A la fin du printemps et au début de l'été, les campus rouvrent progressivement, comme celui de la formation continue à La Défense. Entre-temps, les équipes logistiques ont travaillé d'arrache-pied pour transformer les locaux, mettant en place toutes les mesures sanitaires demandées par les autorités locales : mise à disposition de gel hydroalcoolique, sens de circulation, mesures de distanciation sociale, thermomètres...
Préparer la rentrée académique 2020
Les étudiants de formation initiale finissent toutefois l'année académique en enseignement distanciel. Les campus, si vivants à cette époque avec les concours d'entrée et les examens de fin d'année, restent malheureusement vides. L'ESSEC met à profit cette période pour préparer la rentrée de l'année académique 2020/2021, avec l'objectif de pouvoir favoriser au maximum le retour des étudiants sur les campus à cette occasion.
Sur le visuel ci-contre, une équipe se charge ainsi de procéder à la désinfection des locaux du campus de Singapour.
Plus de 2,5 millions d'euros sont investis pour équiper toutes les salles en équipements de visio-conférence durant l’été. Cette prouesse accomplie par les équipes prépare l'école à proposer un format d'enseignement innovant à la rentrée : le dual teaching, un format hybride, mêlant présentiel et distanciel, pour réduire le nombre d'étudiants et participants sur les campus, rendant possibles les mesures de distanciation physique.
SEPTEMBRE 2020
Après plusieurs mois de formation à distance, les étudiants sont enfin de retour sur les campus de Cergy, Rabat et Singapour. Le protocole sanitaire strict, avec notamment la prise de température systématique de toutes les personnes entrantes, permet d'accueillir les étudiants. Une cellule Covid composée de trois personnes est créée au sein de l'administration sur le campus de Cergy. Elle répond aux sollicitations des étudiants et des salariés, gère les mises en isolement et l'identification des cas contacts. Elle travaille en étroite relation avec l'ARS du Val d'Oise. Sur les autres campus, plus petits, des référents Covid gèrent au quotidien la situation.
Un défi logistique immense
La rentrée pour cette année académique 2020/2021 est complètement inédite : les cohortes vont devoir fonctionner en demi-groupe, une moitié assistant aux cours sur site, l'autre à distance. Les équipes des programmes, de la logistique, de la pédagogie réalisent un véritable tour de force pour garantir la qualité de l'expérience ESSEC dans un environnement aussi contraint.
Article publié le 15 septembre 2020
Rentrée 2020 : l’ESSEC affirme son excellence pédagogique avec le “Dual Teaching”
Pour garantir la qualité de l’expérience pédagogique des étudiants et participants malgré la situation sanitaire actuelle, l’ESSEC Business School a choisi une solution d’enseignement hybride pour cette rentrée académique 2020/2021, baptisée “Dual Teaching”. L’ESSEC a investi plusieurs millions d’euros sur ses différents campus pour permettre d’alterner entre présentiel et distanciel.
Depuis fin août pour la formation initiale et juin pour la formation continue, les étudiants et participants de l’ESSEC Business School sont de retour sur les différents campus de l’école. Cette rentrée 2020 est unique : tout a été repensé pour accueillir du public, en respectant scrupuleusement les recommandations sanitaires. « Les étudiants souhaitent revenir sur le campus et nous sommes heureux de pouvoir les revoir, témoigne Felix Papier, Directeur adjoint en charge de la Grande École et des programmes pré-expérience. Nous avons investi beaucoup d'énergie pour adapter l'ESSEC à la situation sanitaire actuelle. Notre première priorité est de protéger la santé de tous les membres de la communauté ESSEC. »
De multiples mesures ont donc été mises en place pour assurer la sécurité de tous (voir cet article). Parmi elles, la distanciation physique oblige ainsi à repenser l’expérience pédagogique. « Les programmes de formation initiale voulaient une expérience très qualitative pour leurs étudiants tout en préservant la santé de tous, explique Benjamin Six, Directeur de l'innovation et l'expérience utilisateur à l'ESSEC. On a donc adopté cette formule “Dual”, en investissant massivement dans un équipement de qualité. » Rien que sur le campus de Cergy, plus de deux millions d’euros ont été investis.
Sur les campus de Cergy et Singapour par exemple, l’ensemble des salles de cours est désormais équipé pour de la visioconférence. Cela permet ainsi d’accueillir un petit nombre d’étudiants en présentiel, et le reste à distance. Le cours est retransmis sur Zoom, et l’interactivité est assurée via les écrans et micros de la salle. A tour de rôle, les étudiants se rendent ainsi sur le campus ou assistent aux cours en ligne.
Forte de son expérience dans l’innovation pédagogique, l’ESSEC a développé une expertise importante dans ces nouveaux modes d’enseignement, notamment lors du confinement. «Tutoriels, formations, simplification de la prise en main, accompagnement en amont, documentation, renforts techniques et logistiques…. Nous avons tout fait pour que ce soit le plus simple à gérer pour tout le monde, explique Sophie Magnanou, directrice du Knowledge Lab. Ce qui a fait la force et la réussite de l’ESSEC, c’est le travail de coordination entre tous les services, pour accompagner la communauté au mieux. »
Le corps professoral doit également s’adapter à ces nouveaux usages. “Pour les professeurs ESSEC, mais également nos chargés de cours, il était essentiel de mettre à disposition un système “clé en main”, très intuitif d’utilisation, et leur permettant d’enseigner de façon aussi naturelle que possible. Il a fallu tenir compte des différents besoins pédagogiques comme par exemple, l’utilisation du tableau, ou la possibilité d’inviter des invités externes à intervenir dans une session de cours”.
Enfin, cette solution présente un avantage conséquent : sa flexibilité. « Le dispositif peut être réajusté en permanence en fonction de la situation sanitaire générale, ou de chacune et chacun, explique Bertrand Sulpice, Directeur Identité des Campus et Référent Covid. Elle offre une certaine souplesse et une transition fluide entre la classe et le domicile, si une personne présentant des symptômes ou un cas contact doit rester à la maison pendant plusieurs jours par exemple. »
OCTOBRE 2020
Nouveau coup d'arrêt en France. Face à la deuxième vague de contaminations à la Covid-19, les campus de Cergy et La Défense doivent de nouveau fermer leurs portes suite au nouveau confinement décidé par les pouvoirs publics le 29 octobre. Après deux mois de répit, le 100% distanciel est finalement de retour pour les étudiants, une nouvelle fois.
Au Maroc et à Singapour, les étudiants continuent de pouvoir venir sur le campus, en respectant strictement les mesures nécessaires.
2020, l'année de l'enseignement digital
- Plus de 25.000 cours organisés en 100% en ligne ou en dual teaching depuis mars 2020,
- Plus de 50.000 heures de cours partagées aux étudiants pour rediffusion si nécessaire (révision, problèmes de connexion, décalage horaire...),
- 2,5 millions d’euros investis pour équiper toutes les salles de cours sur les 4 campus pour le Dual Teaching,
- Plus de 100 séances de formation et d'accompagnement aux dispositifs et outils digitaux,
- 15 personnes mobilisées pour l’accompagnement via un point de contact unique,
- Des tutoriels disponibles pour les enseignants et étudiants sur des sites d'accompagnement mis à jour régulièrement.
Une journée portes ouvertes 100% online
Chaque année au mois de janvier, l'ESSEC organise une "Journée Portes Ouvertes" sur son campus de Cergy. En 2021, contexte sanitaire oblige, les équipes préparent une expérience inédite en distanciel. Grâce à une plateforme innovante et moderne, les visiteurs peuvent interagir avec des stands virtuels, et assister à de nombreuses conférences interactives, en français et en anglais, pour mieux connaître les infrastructures et programmes offerts par l'école. Près de 3000 visiteurs se connectent à ce format innovant, un chiffre comparable aux évènements physiques habituels. Ce format permet de dépasser les frontières, puisque 35% des visiteurs se connectent depuis l'international.
FÉVRIER 2021
Fin janvier 2021, le président de la République française, Emmanuel Macron, se rend sur le campus de l'université Paris-Saclay pour rencontrer la communauté étudiante. Face au désarroi de cette dernière, et aux nombreuses conséquences psychologiques de la fermeture des campus de l'enseignement supérieur en France, il annonce le retour partiel des étudiants sur site.
Dès le 8 février, les étudiants du campus de Cergy sont donc autorisés à revenir sur le campus, à raison d'une journée par semaine pour suivre des cours en classe ou activités pédagogiques. Le nombre d'étudiants autorisés sur le campus chaque jour est limité à 20 % de la capacité totale du site. Sur le campus de la formation continue à La Défense, l'enseignement en distanciel reste la norme.
Pour compléter son dispositif sanitaire, le campus de Cergy propose depuis le 8 février la possibilité pour la communauté ESSEC de se faire dépister, directement sur place. Un laboratoire de biologie médical français reconnu propose ainsi aux étudiants se rendant sur le campus pour assister à des cours, de se faire dépister de manière préventive, en toute confidentialité.
La santé mentale et l'accompagnement psychologique, notamment des étudiants, sont également très importants. Les deux psychologues et l'infirmière des étudiants de l’école sont mobilisés pour effectuer un remarquable travail d’écoute, mais également de pédagogie pour aider les étudiants à déceler des signes de détresse chez leurs camarades. Un organisme partenaire est également disponible pour accompagner les étudiants à l’étranger.
Sur nos campus à Singapour et au Maroc, les étudiants peuvent se rendre sur les campus, en respectant scrupuleusement les gestes barrières et les mesures sanitaires mises en place.
La vie reprend doucement son cours, et certains évènements peuvent même être de nouveau organisés, à l'image de la première "Journée Climat" organisée sur le campus ESSEC Afrique, le 19 mars 2021.
Près d'un an jour pour jour après le premier confinement décrété en France. Une année à nulle autre pareille.
Après un an de combat contre la Covid-19, nous souhaitons remercier l'ensemble des équipes, professeurs et chargés de cours de l'ESSEC Business School, à Cergy, La Défense, Rabat et Singapour, pour leur engagement infaillible au quotidien. Leurs capacités d'innovation et d'adaptation ont été déterminantes pour continuer à remplir notre mission, celle de continuer à former les leaders de demain, malgré une situation inédite.
Nous remercions également les étudiants en formation initiale et les participants en formation continue, qui ont fait preuve de patience et de ténacité dans ces moments compliqués. Leur engagement collectif est le reflet de l'esprit ESSEC que nous portons tous ensemble, pour construire un monde plus juste, plus durable et plus inclusif.