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« France, portrait social » Edition 2021 (INSEE) : Analyses concernant la Martinique INFORMER | Décembre 2021 | CÉSECÉM

Publié le 25 novembre 2021, l’ouvrage de l’INSEE intitulé « France, portrait social » Edition 2021 apporte un éclairage sur plus d’un an de crise sanitaire, aux conséquences économiques et sociales inédites. Au niveau de la Martinique, comment ont évolué l’espérance de vie, la natalité et la mortalité au cours des différentes vagues ?

1. Sur l’espérance de vie

Si, en Guadeloupe, l’espérance de vie à la naissance recule de 0,6 an pour les femmes comme pour les hommes pour l’année 2020, elle demeure relativement stable en Martinique (-0,1 an chez les femmes et +0,1 an chez les hommes) pour s’établir à 84,7 années chez les femmes et 78,6 années chez les hommes, soit, dans les deux cas, légèrement inférieure à la moyenne nationale (85,1 années chez les femmes et 79,1 années chez les hommes).

Cependant les Antilles, où le taux de vaccination était particulièrement faible, ont été très touchées par la 4ème vague épidémique, sur une période postérieure à cette étude. La forte hausse des décès aura sans doute une incidence sur l’espérance de vie de l’année 2021.

Sur l’ensemble de la France, on constate un recul de l’espérance de vie à la naissance de 0,5 an chez les femmes et de 0,6 an chez les hommes.

Dans l’Hexagone, la baisse de l’espérance de vie en 2020 est la plus marquée en Île-de-France, qui a subi de plein fouet les deux premières vagues épidémiques. L’espérance de vie des Franciliennes recule de 1,4 an pour atteindre 84,7 ans et devient donc inférieure à la moyenne nationale féminine. Pour les hommes, la baisse est plus importante encore (– 1,8 an), ramenant leur espérance de vie à 79,5 ans, qui reste toutefois supérieure à la moyenne nationale masculine.

2. Sur la natalité

Le premier confinement et les mesures sanitaires adoptées pour faire face à la première vague épidémique en Hexagone ont concerné au même moment les collectivités ultramarines, malgré une présence du virus relativement limitée à cette période dans certains de ces territoires. Neuf mois plus tard, entre décembre 2020 et février 2021, la natalité diminue en outre mer dans des proportions variables, mais proches de celles observées au niveau national : la baisse est la plus importante en Guadeloupe et en Martinique (− 11% et − 10% par rapport aux trois années précédentes) et un peu moindre à La Réunion, à Mayotte et en Guyane (respectivement − 8%, − 7% et − 6%). La Martinique affichait alors tout de même une des plus fortes baisses de la natalité de l’ensemble des régions françaises.

Les écarts avec l’Hexagone apparaissent surtout avec les naissances survenues entre mars et mai 2021, pour une conception entre juin et août 2020. En Martinique et en Guadeloupe, la natalité est restée à un faible niveau (respectivement – 12% et – 9%), malgré une accalmie de l’épidémie jusqu’en août. Les conséquences de la 4ème vague sur la natalité ne sont pas prises en compte dans l’étude, puisque postérieure à elle.

3. Sur la mortalité

La dynamique épidémique a été différente dans les départements d’outre mer :

  • En Guyane, la première vague importante a eu lieu durant l’été 2020, alors que la métropole sortait de sa première vague.
  • La Guadeloupe a subi une vague bien plus forte en septembre octobre 2020 qu’au printemps 2020.
  • Mayotte a été particulièrement affecté en février 2021, après avoir connu une première vague à la fin du printemps 2020.
  • A contrario, en Martinique et à La Réunion, les trois premières vagues ont eu lieu approximativement en même temps qu’en métropole.
  • La situation sanitaire s’est très rapidement dégradée en Martinique et Guadeloupe à partir de juillet 2021 avec l’arrivée d’une nouvelle vague épidémique à la progression très rapide et d’ampleur bien plus importante que les vagues précédentes sur ces territoires. Ces deux régions, dont les habitants étaient, début juillet, trois fois moins vaccinés que l’ensemble des habitants de France entière, ont ainsi été les plus touchées à l’échelle nationale par le variant delta.

Du 1er juin au 20 septembre 2021, une très forte surmortalité a été observée dans les départements d’outre mer, en particulier aux Antilles (+ 78 % en Guadeloupe et + 69 % en Martinique).

Retrouver l’intégralité de cette étude en cliquant ici.

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Inclut une image créée par Arcaion - "a candle candle light"