Ce week-end avaient lieu les Championnats du Monde Granfondo UCI Masters à Trento en Italie.
Petit rappel sur ma qualification pour les Championnats du Monde Granfondo UCI Masters à la pédale sur la « Granfondo Vosges », une épreuve qui s’est déroulée le dimanche 15 mai 2022 à La Bresse. Une course de 178km et 3500 m de dénivelé qui regroupait plus de 1053 participants venus chercher le précieux « sésame », dont une grande partie d'étrangers, en particulier Belges, Suisses, Italiens, Anglais, Espagnols, etc...
Je termine ce jour-là 51ème au scratch sur 992 classés, et surtout 8ème sur 126 dans ma catégorie d’âge (35-39 ans), ce qui me permet d'obtenir ma qualification (seuls les premiers 20% du classement de chaque catégorie d’âge sont qualifiés).
C’est ce vendredi 16 septembre 2022 à 5h30 du matin que l’aventure commence, direction Trento en Italie. Le voyage en voiture avec mon père se passe bien malgré les nombreux km à parcourir pour y arriver.
Un fois arrivés à Trento aux alentours de 14h nous décidons d’aller directement récupérer le package de course (badge, dossard, puce, …) puis nous nous rendons à notre hébergement situé à Sopramonte (où la course passera deux fois dimanche).
Nous prenons possession des lieux et déchargeons les bagages, puis je décide d’aller faire un petit tour de vélo pour me dégourdir les jambes et repérer une petite partie du circuit. Je pars en direction de Candirai, qui sera la dernière ascension de la course dimanche puis je décide de plonger sur Trento pour voir la dernière descente (très bonne idée car cette dernière est très technique).
Après une nuit salvatrice, le réveil est beaucoup moins joyeux côté météo : le temps est à la pluie et les sommets sont tout blancs (on est passé de l’été en l’hiver en moins de 12h).
La matinée se passera à l’appartement, j’en profite pour accrocher mon dossard et surtout inspecter la météo de très près pour dimanche ...
En tout début d’après-midi c’est parti pour un petit déblocage : repérage de la seconde montée (avec le point culminant de la course Monte Bondone 1654 m) de la course et surtout la 1ère descente de la course que nous effectuerons deux fois (encore une bonne idée car c’est une descente extrêmement rapide). Comme convenu avec mon père avant le départ je m’arrête à Lasino et nous terminons la boucle jusque l’appartement en voiture (cela m’aura permis d’avoir reconnu les ¾ du parcours de dimanche).
Après une nuit plutôt agitée (stress de la course et surtout de la météo), le réveil sonne à 6h45, c’est je jour J !!! Nous y sommes, à ce fameux dimanche 18 septembre 2022 : je m’élancerai donc à 10h03 pour une boucle de 145 km et 3 900 m de dénivelé qui conduira le peloton international vers le maillot irisé tant convoité ...
Nous arrivons sur Trento aux alentours de 8h15, il fait beau mais frais et la grande question du jour est : "Comment je m’habille ???" (car la météo prévue est 22°C à Trento en milieu de journée mais seulement 9°C à Le Viote). Finalement je décide de partir avec un maillot de corps léger sans manches, un maillot manches courtes et des manchettes, auxquels j’ajoute un gilet sans-manches thermique et des couvre-orteils.
L’entrée dans les SAS ouvre 30 minutes avant le départ, je m’installe dans les premières positions, mon père en profite pour prendre quelques photos avant de vite repartir, direction Sopramonte où nous logeons, afin d’assurer mon ravitaillement car nous passerons au km 70 et km 128. Après quelques minutes d’attente, un arbitre UCI (muni d’un iPad) rentre dans le SAS pour vérifier qu’aucun vélo n'est équipé d’une assistance électrique.
C’est parti pour mes premiers Championnats du Monde Granfondo UCI Masters 2022, les 10 premiers km sont tout plats mais tortueux car ils comportent de nombreux ronds-points et le rythme est impressionnant : 44 km/h de moyenne !!!
Puis c’est parti pour la première ascension du jour, la montée de Le Viote par Aldeno 20 km à 7% de moyenne avec des passages max à 18%. Les premiers km sont pentus et la vitesse est hallucinante, je suis à + de 300 watts de moyenne et les premiers s’attaquent toujours. Un groupe d’une vingtaine de coureurs partent à 7 km du sommet, je continue sur un rythme un peu moins élevé mais soutenu : la première ascension est longue de 20,49 km, celle-ci est avalée en 1h04 soit 19,1 km/h de moyenne pour 1 359 m de D+.
Juste le temps de refermer mon gilet sans-manches thermique et c’est parti pour une descente de malade : cette première descente, longue de 15,31 km, se fait à tombeau ouvert : 65,7 km/h de moyenne avec une pointe à 86,8 km/h, autant dire qu’on n’a pas le temps d’admirer le paysage.
A la fin de la descente un groupe d’une trentaine de coureurs se forme. On y trouve des coureurs du premier SAS et du second SAS (mon SAS), puis les premiers du SAS 3 finissent par nous rejoindre. Nous abordons une partie légèrement vallonnée et roulante, j’en profite pour manger et boire correctement car depuis le début de la course les temps morts se font rares ...
Nous attaquons la seconde montée qui nous emmènera à Monte Bondone, point culminant de la course 1 654 m. C’est une ascension régulière de 13 km à 7% de moyenne. A Sopramonte mon père me passe un bidon et j’en profite pour lui donner mon gilet sans-manches thermiques. Au fil des km les jambes sont de mieux en mieux et je me hisse à l’avant du groupe pour y imprimer mon rythme. La seconde ascension est longue de 13,68 km, elle est avalée en 51 minutes soit 16 km/h de moyenne pour 1 011 m de D+.
Au sommet de la montée on bascule en direction de Le Viote pour enchainer avec la seconde descente identique à la première. La seconde descente est longue de 15,31 km parcouru à 65,3 km/h de moyenne.
Nous nous retrouvons à une dizaine de coureurs à la fin de celle-ci avant qu’un groupe d’une quinzaine d’unités ne rentre sur nous, et parmi eux les premiers du SAS 4. Nous nous retrouvons de nouveau sur la partie légèrement vallonnée et roulante du parcours, j’en profite pour refaire le plein de glucides pour la fin de la course ...
Je me retrouve avec le Hollandais à l’entame de la dernière descente, qui nous mènera jusqu’à Trento (nous réjouissons d’avoir pu éliminer l’Italien dans l’ascension) mais après quelques kilomètres de descente, celui-ci revient sur nous comme une bombe (à l’arrivée à Trento il viendra me voir pour dire qu’il habite ici et qu’il connaissait la descente par cœur) et nous laisse sur place. La dernière descente est longue de 8,07 km, elle a été parcourue à 53.9 km/h de moyenne.
Il ira chercher la 19ème place de la catégorie M35-39 à quelques secondes de nous, je termine les 2 derniers km avec le Hollandais. Nous nous relayons régulièrement, nous allons donc nous disputer le sprint pour le 20ème place de la catégorie dans la rue pavée "Vale Adriano Olivetti" de Trento. Malgré mes aptitudes plutôt médiocres en sprint, je remporte celui-ci face au Hollandais Rick MAAS (peut-être un plus de fraîcheur après cette course très exigeante).
Je finis donc mes premiers Championnats du Monde Granfondo UCI Masters 2022 à Trento à la 20ème place de la catégorie M35-39 en 4h42m52s pour 144 km - 3 900 m de D+, soit à une moyenne de 30,7 km/h de moyenne et surtout : je finis 1er français de ma catégorie.
Un énorme MERCI à tou(te)s pour votre aide financière et votre soutien car hier j'ai pu faire mes premiers Championnats du Monde amateur à Trento en Italie en partie grâce à vous.
Merci à ma famille et à mes amis proches qui me soutiennent 🥰 ...
Un grand MERCI à mon ravitailleur Marceau DELOY 😘
Vivement la saison 2023 et les prochains Championnats du Monde Granfondo UCI 😊
Côtes chiffres :
Distance : 144 km
Temps : 4h42m52s
Dénivelé : 3 900 m D+
Vitesse moyenne : 30,7 km/h
Cadence de vélo moyenne : 87 rpm
Puissance NP : 252 Watts soit environ 4,2 W/kg
Vitesse maximale : 86,8 km/h
Puissance moyenne maximale FTP (20 min) : 307 Watts soit environ 4,9 W/kg
Si l’on regarde un peu le classement en détail, on remarque que le 6ème est Johnny HOOGERLAND, ancien professionnel (entre 2009 et 2016) ayant bouclé 6 Grands Tours (3 Tour de France, 2 Tour d’Italie et 1 Tour d’Espagne).