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COVID-19 La pandémie qui emprisonne l’humain

Samedi 12h l’état d’alerte à cause du virus est donné dans toute l’Espagne. Le confinement se fait le soir même. Le nombre de cas a doublé en 24h. La ville de Barcelona est quadrillée par les forces de l’ordre qui exigent que toutes personnes : citoyens, touristes, commerçants rentrent chez eux ou à leur hôtel.

LE SEUL MOT D’ORDRE « TODOS A CASA »

Depuis le confinement total, les citoyens catalans ont pris l’habitude de sortir de leur balcon pour applaudir tous les soir à 20h pile le personnel soignant comme un encouragement mutuel.

Lundi. Même si l’amende s’élève de 100€ jusqu’à 1 an d’emprisonnement si nous sortons sans raison valable, je prends le risque pour prendre quelques photos de la situation qui n’a fait qu’empirer ces derniers jours.

Toutes les mesures pour garder la distance de contact sont prises. Dans les supermarchés, certains mettent des vitres de plastique entre le client et la caisse. Les magasins dénommés «Paki» par les Barcelonais, peu chers et nombreux, filtrent leurs clients en limitant l’accès à un certain nombre d’individus.

Certains d’entre eux réduisent l’accès de façon contrôlée.
Une structure unique faite de bois, de plexiglass conçue pour maintenir la distance avec le client.
Les derniers touristes fuient comme il peuvent.
Certains prennent ça comme une opportunité pour leurs portes monnaies et continuent leur vie coûte que coûte.
Et pour d’autres la vie ne change pas vraiment.

La Barrière.

Le virus se transmet lorsque nous rentrons en contact avec des gouttelettes provenant majoritairement de la bouche. Le nez et les yeux peuvent aussi être les points d’entrée dans notre corps pour le virus. Le masque est primordial pour les personnes malades ou qui s’occupent de personnes infectées mais en avoir un ne nous garantit pas une totale protection. Beaucoup en portent améliorant ainsi le sentiment de sécurité face à cet ennemi invisible.

Photo 1: Malgré l’ampleur de la situation certains en profitent pour prendre le « bon air » des rues de Barcelone. Avant de s’emprisonner chez eux. Photo 2: Certains se protègent comme ils le peuvent et d’autres pas du tout.
Une nouvelle routine s’installe: le port du masque.

Un vide puissant et inquiétant.

Le plus impressionnant aura été le dépeuplement radical et rapide d’une ville qui, en temps normal, ressemble à une fourmilière, de jour comme de nuit.

Heure de pointe. A 9H cette ligne est censée être pleine.
La traversée peut se faire au feu rouge. Un citoyen Barcelonais sait ô combien il est dangereux de traverser en négligeant cette règle.
A gauche on peut voir des agents sanitaires qui vont jusqu’à courir pour nettoyer au plus vite tout endroit à portée de main.

Un retour en France périlleux.

7ème plus grand aéroport d’Europe bientôt en confinement.

Un vol pour Lyon décalé d’un jour pour finalement être annulé lors de mon arrivée à l’aéroport. Le personnel de l’aéroport exige n’avoir aucun contact avec les touristes munis de gants en latex. Une personne passe leur mettre du gel hydroalcoolique toutes les 10min. La tension se fait sentir.

Après quelques heures les agents aéroportuaires commencent à désinstaller toutes les files d’attente balisées sur les lieux.

Le manque de bruit dans un aéroport est la chose la plus angoissante.

Un aéroport dont le seul bruit provient désormais des messages de prévention face au Coronavirus.
Tout les rassemblements ou les accès à des lieu publique sont restreints.
Même les géants n’y échappent pas.
Un vide qui dure jusqu’à l’embarquement.
La publicité n’est plus une obligation. Sur les panneaux d'affichage, un seul message compte : celui de la prévention face au virus.
A emporter est le seul choix.
Un cimetière d’avions à l’arrêt, pas moins de 28 avions plantés sur la piste.
Created By
Esteban Rezkallah
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Credits:

PuraVidaXPress