LE SEUL MOT D’ORDRE « TODOS A CASA »
Lundi. Même si l’amende s’élève de 100€ jusqu’à 1 an d’emprisonnement si nous sortons sans raison valable, je prends le risque pour prendre quelques photos de la situation qui n’a fait qu’empirer ces derniers jours.
Toutes les mesures pour garder la distance de contact sont prises. Dans les supermarchés, certains mettent des vitres de plastique entre le client et la caisse. Les magasins dénommés «Paki» par les Barcelonais, peu chers et nombreux, filtrent leurs clients en limitant l’accès à un certain nombre d’individus.
La Barrière.
Le virus se transmet lorsque nous rentrons en contact avec des gouttelettes provenant majoritairement de la bouche. Le nez et les yeux peuvent aussi être les points d’entrée dans notre corps pour le virus. Le masque est primordial pour les personnes malades ou qui s’occupent de personnes infectées mais en avoir un ne nous garantit pas une totale protection. Beaucoup en portent améliorant ainsi le sentiment de sécurité face à cet ennemi invisible.
Le plus impressionnant aura été le dépeuplement radical et rapide d’une ville qui, en temps normal, ressemble à une fourmilière, de jour comme de nuit.
Un retour en France périlleux.
Un vol pour Lyon décalé d’un jour pour finalement être annulé lors de mon arrivée à l’aéroport. Le personnel de l’aéroport exige n’avoir aucun contact avec les touristes munis de gants en latex. Une personne passe leur mettre du gel hydroalcoolique toutes les 10min. La tension se fait sentir.
Le manque de bruit dans un aéroport est la chose la plus angoissante.
Credits:
PuraVidaXPress