Entraineur de plongeon au club de plongeon Agami
Quand avez-vous commencé votre carrière d’entraineur? Quelles sont les raisons de vos débuts dans ce milieu?
Il y a 5-6 ans, j’ai commencé à entrainer le plongeon pour aider un ami. À l’époque, je travaillais ailleurs à temps plein, donc j’occupais un poste d'entraineur 2 à 3 soirs par semaine. Lors de cette première expérience, l’idée d’exercer une carrière en tant qu’entraineur était de plus en plus présente à mon esprit. Lorsqu’un poste à temps plein s’est présenté au sein du Club Agami, je n’ai pas hésité à tenter ma chance. Je travaille maintenant à temps plein en tant qu’entraineur de plongeon.
Qu’est-ce qui vous allume le plus dans votre rôle d’entraineur?
Le plongeon procure un lot d’émotions autant pour les athlètes que les entraineur·es. Vivre autant d’émotions fortes est un aspect qui m’interpelle. De plus, j’aime également voir les jeunes athlètes grandir à travers le plongeon, en plus d'être un acteur important dans leur évolution. Cela me procure beaucoup de fierté.
Pourquoi avoir choisi le métier d’entraineur?
À mes yeux, mon métier d’entraineur n’est pas un emploi, mais plutôt une passion. C’est plutôt une partie de moi. Je pense constamment à mon métier, lors des heures de travail et après les heures d’entrainement. Être entraineur m’apporte énormément de bienfaits sur plusieurs plans, voilà pourquoi j’ai continué dans le domaine.
Comment qualifieriez-vous votre style en tant qu’entraineur?
Je suis un entraineur qui utilise le sport pour faire des liens avec la vie en générale et pour éduquer. Le sport amène énormément aux jeunes, soit beaucoup d’apprentissages pour leur futur. Je tiens à leur donner le plus d’outils et de parallèles avec la vie quotidienne. D’ailleurs, à travers mes enseignements, je mise sur l’encouragement.
Quel est votre plus bel exploit en tant qu'entraineur?
Lorsque les parents de mes athlètes m’indiquent que leurs enfants performent mieux à l’école, gagnent en confiance et parlent davantage depuis qu'ils s'entrainent avec moi, ça m’apporte énormément de fierté. Ils associent mon travail d'entrainement à leur belle évolution, c’est gratifiant. Contribuer aux développements globales de mes athlètes m’apporte beaucoup de fierté.
Quels sont les enjeux auxquels vous avez fait face au cours de votre cheminement à titre d’entraineur?
La pandémie de la Covid-19 est actuellement un des enjeux perçus. À l’exception de cette situation, le sport en tant que tel présente des enjeux, soit le fait que les athlètes doivent toujours vaincre leur peur. Lorsqu’on réussit un plongeon, on doit maintenant en préparer un autre. Il faut donc inspirer et donner confiance à nos athlètes.
Qu’est-ce qui vous pousse à vous développer et vous dépasser en tant qu’entraineur?
Je suis une personne qui remet en question les perspectives et les situations, c’est une de mes philosophies d’entraineur. Donc, à travers cela, je remarque des aspects à améliorer et je tiens à agir pour me développer. Avec le LAB entraineu·es Montréal, ce programme d’un an m’apporte des notions et des compétences équivalentes à 5 ans d'expérience.
Que souhaitez-vous améliorer ou développer dans votre pratique, dans votre rôle d'entraineur?
Le principal point que je souhaite améliorer dans ma pratique est la communication avec mes athlètes. Il s'agit d'un aspect important pour faire comprendre des sujets aux jeunes, pour leur faire réaliser et comprendre certains concepts ainsi que leur énorme potentiel.
Que souhaitez-vous pour votre profession? Quels sont vos souhaits pour le futur du métier d’entraineur?
Personnellement, je tiens à exercer cette profession le plus longtemps possible, donc je me souhaite une longue carrière en tant qu’entraineur. Concernant le futur de mon métier, je souhaite qu’il y ait plus d’infrastructures et également plus de formations. En ce sens, le calibre sera meilleur autant chez les jeunes athlètes que les entraineur·es.
Quels sont vos objectifs professionnels à long terme dans ce métier?
Actuellement, j’aime beaucoup mon emploi, je souhaite occuper ce même poste pour les prochaines années. Dans un futur, je tiens à participer à des compétitions internationales en tant qu’entraineur.
Racontez-nous une anecdote qui vous est arrivée dans votre rôle d’entraineur.
Il m’arrive souvent d’enseigner au bout du tremplin pour mieux expliquer certaines notions à mes athlètes. Malheureusement ou heureusement pour mes jeunes, je tombe souvent dans l’eau tout habillée.
Pourquoi avoir choisi le programme Lab entraineur·es Montréal du Conseil du sport de Montréal?
Pour être honnête, je me suis lancé dans ce projet les yeux fermés. J’avais entendu plusieurs excellents commentaires de la part de mes collègues qui avaient déjà fait le programme auparavant. J’ai donc embarqué dans le projet sans hésiter.
Quel apprentissage du Lab entraineur·es Montréal avez-vous été en mesure de mettre de l’avant dans votre pratique?
Le programme m’a permis de pousser mes réflexions et de poursuivre mes remises en questions pour me dépasser. Marc-André m’a également encouragé à écrire sur papier tous les points importants en lien avec l'entrainement et de faire le point sur mes propres philosophies.
Selon vous, quelles sont les forces du programme?
Le Lab entraineur·es Montréal est l’un des rares programmes ou plusieurs entraineur·es de différentes disciplines sportives échangent ensemble à propos du monde de l’entrainement. Lors des rencontres, les échanges sont très inspirants et on apprend beaucoup sur les différentes cultures dans le sport, autant les aspects positifs que négatifs. Il est intéressant de comprendre les différents points de vue.
« Depuis quelques semaines, Bertrand fait des pas de géants dans sa conception du rôle qu’il occupe comme entraineur et ce qu’il veut développer chez ses athlètes. C’est beau de le voir jongler avec les concepts d’amour du sport, de dépassement de soi et de plaisir afin d’établir sa philosophie d’entraineur. »
Marc-André Duchesneau, Ph. D., Conseiller en développement de l'entraineur·e et son environnement (CDEE)
Le programme Lab entraineur·es Montréal a débuté sa quatrième cohorte le mercredi 22 septembre avec une journée d’intégration. Le programme est d’une durée de 10 mois et se terminera à la fin du mois de juin 2022. Celui-ci comprend un curriculum d’activités visant à décupler les expériences professionnelles et maximiser le potentiel d’intervention des entraineur·es suivis.
© Photos : Conseil du sport de Montréal – Arianne Bergeron photographe
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Conseil du sport de Montréal - Arianne Bergeron photographe