Silkatrize, c'est quoi ?
Notre histoire
Avez-vous déjà imaginé un pansement pouvant à la fois PROTÉGER et DÉSINFECTER votre plaie ?
C'est ainsi qu'est né notre projet...
Treize étudiants ingénieurs chimistes décident d'associer leurs compétences scientifiques pour mettre au point un pansement innovant prêt à l'emploi, à utiliser facilement n'importe où et limitant les risques d'infection.
Le concept
Notre idée : des pansements faits à base de protéines de cocons de vers à soie aux vertus cicatrisantes exceptionnelles !
Notre challenge : mettre au point des pansements biosourcés et biodégradables.
Le petit plus : ils pourront délivrer au fur et à mesure du temps de l’antiseptique encapsulé dans des microsphères de chitosan. D’ailleurs, le chitosan est lui aussi biosourcé, il vient de la chitine issue des coquilles de crustacées !
Qui sommes-nous ?
Une équipe de 13 étudiants de l’ENSCM, l’école de Chimie de Montpellier, travaillant dans divers domaines de la chimie et surmotivés pour développer le meilleur produit possible !
Notre priorité ? Votre bien-être !
1. La soie et ses propriétés cicatrisantes
La soie une fibre résistante, légère et très isolante
La soie est produite par la chenille de certains papillons et également par de nombreuses espèces d'araignées. La culture du vers à soie nécessite d'immenses plantations de mûriers. En effet, bien qu'il existe plus de 200 sortes de vers à soie, seule une espèce de papillon, le bombyx du mûrier, peut produire des cocons uniformes. Le filament qu'il fabrique est fin et très régulier ce qui explique qu'il soit tant courtisé par l'industrie textile. Le fil de soie est une substance que sécrète la larve du ver à soie pour tisser son précieux cocon. La soie est une matière précieuse dont la production atteignait 81 000 tonnes dans les années 1990 et a atteint 150 000 000 tonnes aujourd'hui. [1]
22 Octobre 2021 / Visite du Musée de la Soie à Saint-Hippolyte-du-Fort
Visite du musée de la soie
Pour que la soie n'ait plus de secrets pour nous, nous avons décidé de nous rendre en octobre dernier au Musée de la Soie à St-Hippolyte du fort.
Le musée retrace le passé séricicole dans les Cévennes et s'attache à mettre en valeur un patrimoine qui participa du XIIIe au XXe siècle à l'identité cévenole. St-Hippolyte-du-Fort était autrefois le siège des contrôleurs de soie des Cévennes.
De l’élevage de la chenille à la fabrication de l’étoffe, ce sont toutes les étapes de la transformation de la soie, les techniques soyeuses traditionnelles mais aussi actuelles utilisées dans la région, qui sont présentées au musée.
Qu'avons-nous appris lors de cette visite ?
Marie : "J'ai été impressionnée de voir que le procédé de fabrication de la soie est un procédé très ancien, et qu'il n'ait eu qu'à très peu évolué. C'est un procédé que l'on maîtrise donc bien."
Clément : "J'ai trouvé ça intéressant de découvrir le cycle de vie des vers à soie. Leur taille était assez impressionnante d'ailleurs !"
Romain : "La visite était instructive. C'était sympa de visiter ce musée tous ensemble, cela permet aussi de plus apprendre à nous connaître !"
Proverbe chinois : Avec du temps et de la patience, les feuilles de mûrier se transforment en robe de soie.
L'élevage comprend deux périodes : l'incubation de l'œuf et l'élevage de la chenille. La première période dure 11 jours. Pendant les 3 derniers jours, l'éclosion est abondante où vous récupérez cette fois ci des chenilles. L'élevage des « vers » proprement dits dure 30 à 40 jours comportant des mues qui permettent à la chenille de grossir environ 40 fois. Elle atteint son complet développement quand son poids est d'environ 5 gr et sa longueur est de 9 cm. Elle grimpe alors sur des branches et y crée son cocon pour devenir chrysalide et finalement papillon.
Comment faire son élevage de vers à soie ?
1. Préparez les œufs et conservez les au réfrigérateur à une température comprise entre 4°C et 6°C.
2. Préparez l'éclosion en mettant les œufs à la lumière du jour et à température ambiante.
3. Cueillez des feuilles de mûrier blanc pour nourrir vos vers : Le ver à soie se nourrit exclusivement de feuille de mûrier blanc. Au printemps il faudra donc attendre les premiers bourgeons du mûrier pour débuter l'élevage.
4. Soignez vos vers après l'éclosion (à + 15 à 18 jours) : nourrissez les et nettoyez leur espace de vie.
5. Un mois plus tard, mettez aux vers à disposition de quoi s’installer pour tisser leur cocon. Les sériciculteurs (éleveurs de vers à soie) utilisent traditionnelle de la bruyère ou du genêt pour ce faire.
6. Effectuez le sexage (le mâle a un plus petit abdomen que la femelle) : Deux semaines plus tard la chenille a mué en nymphe (stade de développement intermédiaire entre la larve et l’adulte ou « imago ») et le papillon sort de son cocon. Il faut alors créer des couples.
7. Occupez-vous de la reproduction.
8. Récupérez les œufs 15 jours plus tard et conservez les au réfrigérateur.
Les propriétés des protéines des cocons de vers à soie
Le secret des cocons de vers à soie est qu'ils sont composés de 2 protéines : la fibroïne et la séricine. Ces deux protéines ont des propriétés assez extraordinaires que nous allons valoriser dans nos pansements !
La fibroïne
La fibroïne est à l'origine des propriétés mécaniques de la soie. Elle est capable d'apporter à la fois une très grande résistance et la souplesse que l'on connait de la soie. Combiner ces deux propriétés est assez rare et c'est en cela que cette protéine est très spéciale. Elle est donc idéale pour constituer le support de notre pansement. Ainsi, vous pourrez faire tout type de mouvement, le pansement ne risque pas de s'arracher ou d'empêcher de le réaliser. Votre plaie ne vous empêchera plus de faire vos actions du quotidien !
Interesting fact : Grâce à sa biocompatibilité et sa résistance mécanique jusqu’à 5 fois plus élevée que celle de l’acier, les fils de soie sont déjà utilisés pour réaliser des sutures !
La séricine
La séricine, quant à elle, favorise la cicatrisation par divers mécanisme. Tout d'abord, elle a pour action de booster le système immunitaire qui sera alors plus réactif pour lutter contre les divers agents pathogènes qui pourraient se fixer sur la plaie. Ensuite, elle apporte une résistance aux infections empêchant que celles-ci soient importantes et se propagent. Finalement, elle booste l'expression des facteurs de croissance des cellules constituant la plaie. Cette dernière action permet à la peau de se refermer dans des temps plus cours que sans la protéine.
La séricine permet de diminuer le temps de fermeture de la plaie en boostant l'expression des facteurs de croissance.
2. Le pansement : intérêts et idées reçues
Qu'est ce qu'un pansement ?
Le pansement est un dispositif utilisé pour protéger et soigner une plaie. C’est le Docteur Guerin qui inventé le premier pansement dit « ouaté » en 1870.
Ce pansement permet d'éviter efficacement que les germes présents dans l'air n'atteignent une plaie. En effet, Guérin avait soutenu que l'infection purulente des plaies était la conséquence de «miasmes infectieux contenus dans l'air», et même si la présence des germes dans l'air était connu depuis Pasteur, leur rôle dans les complications souvent mortelles des plaies et des cicatrices post-opératoires était encore ignoré. Actuellement une grande variété de pansements sont commercialisés ou en cours de développement. Il est important de bien choisir son pansement en fonction du type de plaie à soigner. Car, en effet, il existe plusieurs types de plaie.
Les deux types de plaies
On en distingue deux : les plaies aigües et les plaies chroniques. Les plaies aigües apparaissent soudainement et sur une courte durée. Elles comprennent les brûlures, les plaies post-opératoires liées à une intervention chirurgicale, ou encore les plaies traumatiques suite à un accident type coupures, lacérations mais aussi les morsures, les griffures, les gelures et les piqûres d’insecte. Les plaies chroniques, quant à elles, apparaissent suite à la présence d’une pathologie associée qui en est à l’origine (comme par exemple les ulcères ou les escarres) et freine le processus de cicatrisation. Elles nécessitent une prise en charge médicale.
Les pansements Slikatrize
Les pansements Silkatrize seront destinés à soigner des plaies aigües car le processus de cicatrisation est plus court et elles touchent un grand nombre de personne, notamment les enfants. Le processus de cicatrisation normal est constitué de 4 phases : une phase d’inflammation/détersion, une phase de répartition tissulaire/bourgeonnement, une phase d’épidermisation et une phase de remodelage. Afin de favoriser la cicatrisation d’une plaie, il est nécessaire de la maintenir dans un environnement humide.
Le pansement est constitué d’un ensemble d’éléments (compresses, coton, bande, gaze, médicaments etc.) appliqués et fixés sur la plaie par un bandage ou un adhésif de façon à la protéger des agents infectieux et à la soigner. Il peut également être imprégné de substances actives pouvant notamment favoriser la cicatrisation. On distingue les pansements primaires placés au contact direct de la plaie, et d'autre part les pansements secondaires, incluant les matériels de fixation et de maintien (bandes, sparadraps). Actuellement, plusieurs pansements commercialisés sont constitués de substances favorisant la cicatrisation, c’est le cas pour les pansements à base de miel, d’aloe vera, de clous de girofle, d’argile ou encore de lavande. Des pansements antibactériens à base d’argent sont également sur le marché.
Chez Silkatrize, nous avons pour ambition d’utiliser les propriétés cicatrisantes des protéines de soie afin d’améliorer la cicatrisation et d’incorporer au sein même du pansement un antiseptique afin de maintenir une désinfection constante de la plaie.
3. Libération prolongée d'antiseptique... le petit plus signé Silkatrize
L'étape de désinfection
Le secret d’une bonne cicatrisation ? Une bonne désinfection ! Et oui, c’est la première chose à faire quand on se blesse, même sur les petits bobos du quotidien. Et malheureusement cette étape importante passe trop souvent aux oubliettes...
C’est pourquoi chez Silkatrize on a pris les devants en vous proposant un pansement qui intègre déjà un antiseptique ! Plus facile, plus rapide, vos plaies seront systématiquement désinfectées par la simple utilisation de notre pansement. Ça signifie donc pour vous, des bobos propres et protégés des germes et des bactéries, et donc un risque d’infection considérablement réduit !
Mais comment ça marche ?!
L’idée, mettre un antiseptique dans de petites capsules formées de chitosan qui s’ouvriront petit à petit quand le pansement sera sur votre peau. Elles libéreront ainsi la solution désinfectante dans le temps, directement sur la plaie. Et pour cela, nous avons choisi un antiseptique respectueux de toutes les peaux, efficace, et qui ne pique pas !
Avec Silkatrize, vos plaies sont protégées durablement, et votre cicatrisation est garantie sans infection.
Pour les parents redoutant l'étape de désinfection, finis les pleurs liés à la sensation de picotement que ressentent vos enfants lorsque vous soignez leurs bobos !
4. Le chitosan, un biopolymère d'intérêt
Avez-vous déjà entendu parlé du chitosan ?
Chez Silkatrize, il était primordial d'utiliser un polymère biocompatible et biosourcé. C'est là que nous est venu l'idée d'utiliser le chitosan !
Un des intérêts du chitosan est qu'il représente aujourd'hui un DÉCHET très répandu. De nos jours, la quantité de ce biopolymère revalorisé est moins de 0,01%...
Le chitosan pour aider à cicatriser
Les microsphères encapsulant l'antiseptique sont introduites dans un hydrogel de chitosan.
Mais pourquoi utiliser du chitosan ?
Le chitosan est extrait d'une substance appelée chitine présente dans les coquilles de crustacé. La substance est connue pour ses propriétés antimicrobiennes et hémostatiques depuis des décennies.
La cicatrisation est ainsi favorisée car le risque de complication suite à des infections est diminué.
Le chitosan a également pour but d'accélerer la cicatrisation en boostant le développement des cellules responsables de refermer la plaie. De cette manière, il a les mêmes actions que la séricine, une des protéines de la soie !
Ainsi, l'hydrogel de chitosan permet à la fois d'accélérer la cicatrisation de la plaie, d'avoir une action antibactérienne et de porter les microsphères d'anti-inflammatoire
Sources :
[1] : https://www.ferme-mohair.com/A-31453-la-soie-isole-en-hiver-et-rafraichit-en-ete.aspx
[2] : https://blog.defi-ecologique.com/elevage-du-ver-a-soie-chez-soi/
[3] : https://www.vocationsante.fr/la-cicatrisation/
Credits:
Inclut une image créée par duan - "fresh shrimp in the restaurant"