Au sens de l’article R. 541-8 du Code de l’environnement, un biodéchet correspond à « tout déchet non dangereux biodégradable de jardin ou de parc, tout déchet non dangereux alimentaire ou de cuisine issu notamment des ménages, des restaurants, des traiteurs ou des magasins de vente au détail, ainsi que tout déchet comparable provenant des établissements de production ou de transformation de denrées alimentaires ». La définition inclut les déchets d’huiles alimentaires.
Les déchets fermentescibles – ou biodéchets – constituent la part organique des ordures ménagères résiduelles (OMr). Bien qu’il existe désormais des solutions de valorisation de ces biodéchets, la majorité d’entre eux continue d’être orientée dans le flux des OMr. Depuis le 1er janvier 2016, les « gros producteurs » de biodéchets, soit de plus de 10 tonnes de biodéchets par an, ont l’obligation de mettre en place un tri à la source de ces déchets (art. L. 541-21- 1 du Code de l’environnement). Les gros producteurs de déchets sont notamment la distribution (grandes surfaces, marchés forains…), la restauration ou l’industrie agroalimentaire. On retrouve aujourd’hui une part de ces biodéchets des « gros producteurs » dans les déchets assimilés.
Pour ce qui est des déchets ménagers et assimilés, le législateur précise qu’il revient à la collectivité territoriale de définir des solutions techniques de tri à la source, telles que le déploiement du compostage de proximité ou une collecte séparée des biodéchets.
1. Le compostage de proximité
Le compostage domestique constitue une solution simple et efficace pour détourner les biodéchets des ménages habituellement envoyés dans les OMr. Il s’agit d’un processus de dégradation naturelle de la matière organique aboutissant à un produit stabilisé qu’est le compost. Ce produit représente un engrais naturel pour les plantes et un amendement riche pour les sols. La plupart des déchets de cuisine peuvent être compostés, l’important étant d’avoir un compost bien géré (régulièrement aéré, bénéficiant d’apports équilibrés et d’un bon rapport entre matière azotée et matière carbonée).
Les déchets verts tels que les feuilles mortes, les tonsures de haies ou encore les tontes peuvent être ajoutés au compost. Il est également possible d’y déposer des matériaux tels que l’essuie-tout ou encore de petits cartons non imprimés.
Cependant, il faut être prudent quant aux déchets d’origine animale (viande, poisson et produits laitiers) qui peuvent notamment entraîner des nuisances olfactives ou encore attirer les rongeurs dans le cas d’un compost mal géré.
Des dispositifs antirongeurs existent pour protéger le compost de ces problèmes. Pour plus d’informations sur la mise en place d’un compostage domestique, l’ADEME propose un guide détaillé sur l’utilisation des déchets verts et de cuisine pour le compostage et le paillage, ce document est consultable à l’adresse suivante : https://librairie.ademe.fr/
L’objectif est de permettre au plus grand nombre d’habitants du Centre, en maison individuelle, de pratiquer le compostage. Cette action s’inscrit dans le cadre du Programme Local de Prévention Déchets de la CACEM. Il s’agit de proposer aux usagers de fabriquer un engrais eux-mêmes 100% naturel. C’est l’une des solutions offertes pour réduire la quantité des déchets dans les poubelles. Le principe est le suivant : chaque usager remplit un bon de réservation qu’il transmet à la CACEM, il est ensuite invité à une réunion d’initiation au compostage à l’issue de laquelle il lui sera remis un composteur ainsi qu’un bio-seau en échange d’une participation de 10 euros.
On dénombre en 2020 : 260 composteurs et entre 2011 et 2020 : 5609 composteurs Source : https://www.cacem.fr/wp-content/uploads/2022/04/2020.pdf
CAP Nord Martinique propose un kit compostage afin d'agir autrement et de réduire de 10 Kg/hab./an la quantité de déchets ménagers collectés : http://www.capnordmartinique.fr/formulaire/valoriser-ses-biod%C3%A9chets-un-enjeu-pour-notre-territoire
Depuis 2015, 10 300 composteurs et bio sceaux sont mis à disposition gratuitement des foyers en habitat individuel possédant un jardin.
2. L’unité de prétraitement mécano-biologique des ordures ménagères
Elle réalise le tri des ordures ménagères pour en extraire la part biologique en vue de sa méthanisation et son compostage. Capacité : 20 000 T/an évolutive à 40 000 T.
Source : https://www.smtvd.fr/infrastructures/infrastructures-compostage/
Le compostage en chiffre dans le cadre du plan de prévention et de gestion des déchets de la CTM
3. Le Centre de Valorisation Organique (CVO)
Le CVO accueille 40.000 tonnes de biodéchets (déchets organiques) par an. La méthanisation permet au CVO de produire de l’électricité à partir du méthane issu de la décomposition des biodéchets. A l’issue de ce process on obtient un amendement organique pour les sols appelé « compost ». Le compost produit est stocké afin d’être distribué et commercialisé auprès des professionnels du secteur agricole et des particuliers.
Credits:
Inclut une image créée par Serhii - "Pile of organic waste. Top view."