Ci-dessus: douar ismaël, sidi ahmed essayeh.
Cliquer sur les photos pour les agrandir puis les réduire . . .
Tasgua Yan, mot tamazight signifiant “ de l’autre côté “, parce que situé en deçà de l’oued par rapport au village de Tafdna. De nombreuses niches garnies de clés forment un élément de décoration original, bien en phase avec la quiétude du lieu.
Cet ensemble très ruiné n’est absolument pas un marabout, mais une tour portugaise flanquée de sa salle de garde. Ces tours jalonnent le Maroc et datent de la domination du Portugal sur le Maroc au XVe, au début XVIe et même postérieur. Tours, places-fortes, citernes, ports… ils ont laissé un grand héritage construit, pas toujours valorisé. Le temps d’une rapide exploration, de constater qu’il n’y a pas de tombe, de discuter avec un autochtone qui me confirme l’affectation de cet endroit, guide et gazelles ont disparu…
… heureusement entre amoureuses des prises de vues - Sifrine m’attend - mais nous avons perdu le groupe. Une borne bienvenue au sommet de la colline,“ Anne ma sœur Anne ne vois-tu rien venir ? “ un chèche blanc-violet en contrebas et nous voilà remises sur le droit chemin.
Après les chiens voici les ânes à nous accompagner de plages en plages… le petit est si craquant, mais bien peureux et timide.
Le peu d’humidité ravive les couleurs des euphorbes qui deviennent presque phosphorescentes au sommet de leurs tiges foncées.
Le profil du jour, descendre sur une plage, remonter sur la falaise, redescendre sur la plage suivante et ainsi de suite ; c’est ainsi sur la côte Atlantique.
Black Wednesday…
À partir de ce moment là, soit à environ 2 h du départ, on enfile la pèlerine pour ne plus la quitter. Si au début ce n’était qu’une petite bruine cela s’est gâté sur la fin du parcours.
Pour les retardataires, merci Sifrine et Valentine. Cela vaut mieux que de perdre une partie du troupeau.
Les couleurs secondaires, émanant du jaune, dans toute leur splendeur.
Abri sous roche bienvenu, sur la plage pour la pause “ chouchou “, on essaie de sécher ! Fourijat il ne fait pas froid.
Et l’on continue, montées, descentes, montées… Du vert dense sur trame grise et les teintes acidulées des gazelles.
Stratification entrecroisée…
… incroyable nature !
Le contraste est étonnant, l’ocre illumine le paysage, chouia !
Même pas une petite visite au marabout de sidi essayeh. Heureusement que je le connais. Il pleut, le sable est détrempé, nous dégoulinons, nous avançons…
L’on pourrait se croire au fond d’un aquarium agrémenté d’algues plastiques. C’est assez hallucinant !
C’est là, en haut de cette falaise que les “ chevaux “ ont refusé l’obstacle. Juste 2 courageuses sont descendues sur la plage par l’à-pic de la falaise. Les chevaux récalcitrants ont fait le tour, c’était quand même plus prudent ! Et tout aussi rapide.
Enfin arrivées au bus après une ultime montée dans un torrent de terre glaise. Je n’ai pas fait de photos mais les chaussures étant prises dans une gangue de boue c’est en chaussettes que nous regagnons le havre de Tasgua Yan. Repas dans le véhicule, incontournable Vache-qui-rit et dessin dans la buée. Humidité maximale…
… comme cela nous ne sommes pas dépaysées dans le hammmam, hélas photos et vidéos toujours censurées ! Dommage l’on y a bien ri.
Toujours le même programme depuis le salon, mais un scénario à chaque fois diffèrent.
Notre hôte, Mahmoud, pense à tout, rien de plus agréable qu’une jolie flambée pour déguster un succulent repas.
Tout y passe, de l’attestation Covid en passant par les anciennes cartes Jawal, les cartes d’embarquement, les boîtes vides, jusqu’au moindre morceau de papier trouvé dans la poubelle, tout cela contrôlé par un tisonnier de fortune. Heureusement personne n’y a lâché son passeport ! Avec la technique Bruno, le papa de Valentine, c’est certain, demain les souliers seront secs. Ne reste plus qu’à nous endormir devant l'âtre.
Credits:
©Dominique Wacker-Cao