Ci-dessus : le cromlech de Mzoura.
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Pour la 54e fois au Maroc…
Pour cette huitième journée nous longerons la côte Atlantique à la découverte de la cité antique de Lixus et du fameux cromlech de Mzoura, que me fit connaître Laurence en 2017. Mais avant de partir, mauvaise surprise, LA Duster ne démarre pas. Hier en arrivant une sonnerie s’est mise en action signalant les phares allumés. Notre chauffeur nous a dit que cela cesserait rapidement, euh… dans NOTRE Duster c’est le cas mais les copines marocaines ne sont pas équipées de ce sytème.
Au Maroc, machi mouchkil, la solidarité est de mise, un téléphone du personnel de la Vila Bea et 10 minutes après arrive une superbe R5, la voiture de mes 20 ans. Être dépanné par une telle voiture c’est quand même quelque chose !
Bousselham, le conducteur de la R5 est extrêmement efficace. Il est arrivé a sorti la batterie de sa voiture l’a branchée à la nôtre et elle était de nouveau en état de marche. Même pas eu le temps de voir tout cela. Sous le capot avant sa boîte à outil. Merciiii ! Je lui ai proposé de l’acheter… il n’a pas voulu. Je le comprends, on ne se sépare pas d’une telle voiture. Je regrette encore les miennes.
La lagune de Moulay Bousselham, site ornithologique par excellence, où le temps nous a manqué afin d’aller y faire une promenade en barque. Ce sera pour la prochaine visite.
La ville antique de Lixus se situait sur une colline à 85 m d’altitude et à 4 km de la mer. Le port était au pied de ce promontoire.
Lixus affole les historiens et les récits mythologiques. Entre autres suppositions les auteurs grecs plaçaient ici le Jardin des Hespérides où se trouvait l’arbre aux pommes d’or, ainsi que le palais d’Antée, roi et protecteur de la terre africaine, géant invincible. Hercule/Heracles a donc tué le géant afin de s’emparer de ces fruits inaccessibles aux mortels.
Lixus a été fondée par les phéniciens au XIIe siècle avant J.-C. et était certainement la ville la plus importante d’Afrique du Nord. En 39-40 la cité fut annexée par les romains et l’empereur Claude (celui que l’on retrouve à Martigny) lui donna le statut de colonie romaine.
Les cuves où les poissons étaient salés afin d’être conservés et acheminés dans les différents comptoirs d’Europe et d’Afrique du Nord.
Le théâtre et les thermes en contrebas, avec vue sur le fleuve Loukous.
Les ruines d’une villa.
De la terre à la table… les fameux cure-dents marocains !
Le tumulus mégalithique de Mzoura s’étend sur un diamètre de 58 m et haut de 6 m au point le plus élevé. Quelques unes de ces 167 pierres subsistent sur le site et l’on peut se rendre assez bien compte de ce qu’il devait être à l’origine. Le plus imposant mesure 5 m et pour l’instant est toujours debout. Selon Wikipedia, plusieurs historiens pensent que ce lieu serait le tombeau d’un personnage important, peut-être un roi maure. La datation en est incertaine. Que de conditionnels !
Il y a quelques années le Maroc s’est pris de folie pour le figuier de barbarie : les raquettes se consomment en salade, de même que les fruits mais aussi transformés en huile (très chère) et en alcool. En 2020 tous ces cactus étaient morts ou presque. Mais aujourd’hui je constate que même très secs et racornis, la vie reprend le dessus et de nouveau ces buissons, souvent plantés en haies retrouveront leur belle couleur verte.
Après l’hébergement design du bord de mer de la nuit dernière, voici un endroit tout aussi original, mais en milieu rural. À quelques kilomètres à l’est d’Assilah cette maison est stupéfiante, tout y est mystérieux, des niches dans les chambres au jardin aux nombreux recoins ainsi que des terrasses où la vue s’attarde sur la campagne environnante. Une belle découverte.
Une multitude de nids de cigognes autour de la maison, dont un avec deux petits que la maman surveille assidûment. Et dans un autre, aucune naissance alors pour s’occuper elle fait le ménage. Je pensais qu’elle allait jeter le tout par-dessus nid, mais non elle a simplement posé sa collecte de détritus dans un autre endroit.
Aujourd’hui ma Tata adorée aurait eu 100 ans (1922 Liège > 25 mai > Fléron 2017). Et il y a justement un piano à queue, quel hasard !
Credits:
©Dominique Wacker-Cao